Arrivée au Cambodge, entre Siem Reap et Kratie

Le Cambodge est l’avant dernier pays de notre tour d’Asie. Nous y restons trois semaines, dont deux concordent avec les vacances de Noël en France. Nous profitons donc de ce pays d’abord à deux, puis avec la famille d’Antoine, tous ensemble réunis pour passer les fêtes !

Au Cambodge, il est parfois possible de payer en Dollars comme en Riel (la monnaie locale). Ne vous étonnez donc pas, si j’utilise les deux valeurs.
1$ = 4000 R

wp-1577025738569.jpg
Paysage cambodgien

PASSAGE DE LA FRONTIÈRE CAMBODGIENNE

Depuis la Thaïlande nous rejoignons la frontière cambodgienne en train, de Bangkok à Poipet. Durant le trajet, nous nous sommes armés d’informations et de conseils pour éviter les arnaques aux postes de frontière (apparemment récurrentes). Un article du blog Universlemonde nous a été d’une grande aide pour traverser en connaissance de cause et nous rendre du côté cambodgien.

Le visa

Il existe deux possibilités pour se procurer un visa.

Par internet, le e-visa à 37$ : les points positifs à nos yeux, sont la facilité et la sérénité. En effet, une fois à la frontière il n’y a pas à être confronté aux douaniers (dont la mauvaise réputation n’est plus à faire) et cela permet de gagner du temps. Néanmoins, cette option peut ne pas convenir à tout le monde, alors vous pouvez toujours vous rendre au bureau des visas.

Au bureau des visas, document -en théorie- à 35$ : avec de la chance, un douanier honnête et une faible affluence, il ne faut pas plus de dix minutes pour obtenir un visa. Malheureusement cela n’arrive pas souvent… vous entendrez régulièrement que le Cambodge est le pays de l’arnaque et pour cause. Il n’est pas impossible que les douaniers trouvent un moyen, qu’ils feront passer pour obligatoire et réglementaire, de vous soutirer de l’argent. Dans ce cas là… il ne me reste qu’à vous souhaiter bon courage !

Pour éviter les tracas, nous avons prix nos e-visa et direction le chemin balisé pour atteindre le guichet d’entrée dans le pays. Sur place, il faut remplir un formulaire, donner nos empreintes, et se faire tamponner nos passeports. Cette étape obligatoire fût relativement rapide, en quinze minutes nous étions enfin au Cambodge.

Le passage de la frontière administrativement est bien plus aisé que la suite. Une fois en règle, il faut s’armer de patience (et rester calme) pour trouver un moyen de se rendre en ville. Pour Siem Reap, le taxi semble être le meilleur choix. Néanmoins, il y a énormément de monde, de voitures, de tuk-tuk, de poussières, de rabatteurs et de stress. Nous sommes accompagnés de Léon, un allemand dans nos âges rencontré dans le train. C’est idéal d’être à plusieurs afin de diviser les frais de taxi, de plus cela donne confiance et nous rend moins vulnérables. Au bout d’une demi-heure nous finissons par trouver une compagnie un peu moins louche que d’autres pour nous emmener en ville. Nous négocions pour 36$ le trajet (soit 12$ chacun), pour une durée d’environ 2h30. Pendant le trajet nous faisons plus ample connaissance avec Léon, on rigole bien.

/!\ Arnaque à l’entrée des villes, l’interdiction des taxis 

Je vais vous parler d’une des arnaques les plus courantes. Avant même d’arriver sur le territoire nous étions au courant car beaucoup d’articles concernant le Cambodge en parlent. Maintenant que nous l’avons également vécu je vais vous raconter comment cela s’est passé pour nous.

A l’entrée de la ville de Siem Reap (et sûrement d’autres), les chauffeurs de taxis transportant des touristes en provenance de la frontière s’arrêtent sur le bord de la route prétextant l’interdiction de leur présence en ville. Comme nous sommes préparés à cela, nous savons qu’il s’agit d’une technique visant à payer le chauffeur pour prendre un tuk-tuk soi-disant gratuit, qui finira par nous réclamer à son tour de l’argent. Malheureusement la crédibilité de notre chauffeur est nulle car sous nos yeux, de nombreux taxis semblent n‘avoir aucun soucis pour entrer. Nous ne manquons pas de le lui faire remarquer, il semble mal à l’aise et ne parle pas très bien l’anglais. Mais comme par hasard, un conducteur de tuk-tuk approche, ils discutent ensemble et vient nous expliquer qu’il veut nous amener en ville gratuitement (nous y voilà). Bien-sûr, il est hors de question d’accepter, nous ne descendrons pas de la voiture. Antoine jette quand même un coup d’œil régulier au coffre au cas où leur viendrait l’idée d’y enlever nos bagages.

Pour tenter de nous convaincre, l’homme nous explique que les taxis n’ont pas le droit d’entrer en ville avec leur véhicule, que la police les attends à l’entrée ou qu’ils doivent s’acquitter d’une taxe… La négociation dure bien dix minutes, mais nous ne lâchons rien. Forcé de constater que nous sommes têtus, le chauffeur laisse tomber et rempli sa mission en nous déposant à l’endroit convenu dès le départ, le centre de Siem Reap 🙂 Moralité, ne lâchez rien quand vous êtes dans votre bon droit !

Point de départ, Siem Reap

wp-1577029082983.jpg
Jolie petite ruelle dans Siem Reap

C’est la plus grande ville du Cambodge, et aussi la plus touristique. Nous y passerons plusieurs jours avec la famille d’Antoine, donc nous ne nous y éternisons pas pour le moment. Cette première nuit, nous logeons à la ‘Thngay Soben Guesthouse’ pour 8$ au total. Le couple gérant de l’établissement est adorable, l’endroit est situé au cœur de la ville, il est possible d’y manger matin, midi et soir et les chambres sont corrects.

KRATIE

Notre objectif pour les quelques jours que nous avons tous les deux, est de visiter Kratie au Sud-Est du pays, à plusieurs heures de bus. Nous achetons un ticket directement auprès de notre établissement de Siem Reap, 15$ par personne. Sur le papier, le trajet en bus dure 8h. En réalité, nous sommes partis à 7h15, nous avons dû faire un changement de bus (sans avoir eu d’informations en amont) à Kampong Cham, pour enfin arriver à 18h45, épuisés. Je vous épargne le calcul, nos fessiers sont restés assis 11h30 x)

Nous logeons pour quatre nuits au ‘Tonlé Sap Guesthouse’, 17$ la nuit pour deux (un peu cher mais les chambres sont climatisées). L’endroit est propre, l’équipe est très accueillante et un restaurant propose de bons plats variés et originaux, toute la journée. Petit plus sympathique, l’équipe hôtelière ainsi que celle du restaurant sont des étudiants en formation. On nous recommande même de ne pas hésiter à leur faire part de nos observations de manière constructive et encourageante.

1ère journée

Nous prenons le temps aujourd’hui de nous balader le long du Mékong et de découvrir cette petite ville. Pour ne rien vous cachez, il ne semble pas y avoir grand-chose à faire mais il fait très beau alors autant profiter du soleil.

2ème journée

Avant de débuter la journée, nous allons au marché. Il y a du monde, des étales à même le sol, avec des poissons qui sautent partout c’est assez atypique ! On trouve notre bonheur avec des gaufres, c’est parfait pour le petit-déjeuner.

Fun fact : au Cambodge, le pyjama semble être un véritable vêtement. Si, si, je vous le promet, au marché les femmes devant leurs étales portent des ensembles en coton, sûrement par confort à cause de la chaleur. Cette habitude est rigolote à observer, c’est toujours surprenant de voir quelqu’un se balader en pyjama sur son scooter…:)

wp-1579081254453.jpg
Preuve du port du pyjama à moto ! 🙂

Ce matin, l’objectif est de tenter d’observer les dauphins de l’Irrawady. Cette espèce en voie de disparition nous intrigue mais nous voulons éviter d’utiliser les bateaux à moteur touristiques. Ainsi, nous louons des vélos pour nous rendre au poste d’observation situé à 16 km de Kratie. Il paraît que par chance, il est possible de les apercevoir depuis la berge, croisons les doigts.

20181220_113457
Le Mékong

C’était sans compter sur la faiblesse de mon corps et l’état déplorable des routes… En effet, il fait dejà très chaud, et le soleil nous tape sur la tête. Je ne me sens pas très bien alors au bout de 11 km nous faisons malheureusement demi-tour. Dommage pour les dauphins, mais au moins nous aurons eu de nombreux sourires d’enfants croisés sur le chemin, heureux de pouvoir saluer des étrangers et leur crier ‘‘hello’’.

Au retour, nous en profitons pour boire un Milo frais le long du fleuve puis rentrer. L’après-midi est tranquille, on est aussi là pour se reposer, non ?

20181220_115333
Le Milo est une boisson chocolatée du même acabit que Nesquik.

3ème journée

Aujourd’hui, nous allons nous promener sur l’île de Koh Trong. Pour s’y rendre, il faut traverser le Mékong en barque, 1000 Riels par personne (environ 30 centimes). Une fois sur l’île, nous louons des vélos pour 1$, afin d’en faire le tour, plus ou moins 10km.

L’endroit est vraiment chouette, très naturel, authentique, avec des vaches, des poules, des rizières, un village flottant… Les gens sont gentils et un grand-père nous aide à trouver notre chemin. Sur l’île, il y a deux ou trois endroits qui proposent des repas, donc au hasard nous en choisissons un pour savourer des nouilles aux légumes. Ce plat si simple dont je parle tout le temps et que l’on a mangé des centaines de fois en Asie me manque terriblement depuis notre retour !

Au bout de 4h sur l’île, nous rentrons pour une dernière nuit en ville. Je recommande vivement de passer du temps sur Koh Trong si possible. Cette île est si paisible, on y a vraiment passé un bon moment.

4ème journée

Le lendemain, nous repartons pour Siem Reap. Cette fois-ci, pas question de faire 11h de trajet. Nous optons pour une formule plus rapide mais moins confortable, le mini-bus. Que retenir de cette enrichissante expérience ? un mini-bus plein à craquer, avec plus de personnes que de sièges, le véhicule qui tangue pas mal et cerise sur le gâteau, une dame vomissant juste devant nous et mon voisin de banquette à l’odeur corporelle douteuse ! Heureusement que le voyage n’a duré que 7h…

SIEM REAP

1ère journée

Pour débuter cette journée, petit tour au Royal Garden de Siem Reap, qui n’est rien d’autre qu’une grande place. Néanmoins, des panneaux explicatifs retracent les grandes lignes de l’histoire de la ville et des arbres immenses semblent être le refuge de centaines de chauves-souris !

Nous allons ensuite voir le Wat Bo. L’endroit est désert mais on y voit pour la première fois une belle pagode rose. En direction du centre ville, Antoine s’arrête chez le coiffeur, pour 3$. Biensûr, impossible de faire comprendre quoi que ce soit au coiffeur, donc il a coupé selon son idée x) Nous nous promenons ensuite au cœur d’un petit marché artisanal. Il s’agit du ‘Cambodian Village Market’ où plusieurs petites cabanes en bois proposent diverses créations faites mains (porte-monnaie, bijoux, cartes…). Le lieu parfait pour rapporter des souvenirs 🙂

La soirée se termine par un passage dans Pub Street, une grande rue animée très touristique, avec beaucoup de restaurants, de stands de glace ou boissons, des lumières… sympa et très vivant (si on n’est pas agoraphobe !) 🙂 Dans Pub Street, la principale attraction touristique ce sont les vendeurs d’insectes. Ils déambulent avec leur chariot rempli de diverses petites bêtes grillées, et notamment d’araignées (de belles tarentules). Ceux qui osent croquer dans une patte poilue verront ce moment immortalisé par leurs proches… merci mais non merci !

2ème journée

Nous sommes le 24 décembre, veille de Noël. En France, cette tradition est un moment de joie, entouré des personnes que l’on aime et de bonnes nourritures ! 🙂 Pour commencer les célébrations ici, Antoine a choisi un superbe endroit pour le petit-déjeuner, le ‘Bayon Pastry’ (il n’y a pas d’heure pour fêter Noël). Il s’agit d’une école de pâtisserie qui ouvre ses portes aux clients pour entraîner leurs élèves. Pour 5$ par personne, nous avons bu un thé, dégusté un muffin et une part de cake (citron pour Antoine, banane pour moi) le tout accompagné d’une salade de fruits frais. Belle découverte, d’autant plus que l’on peut acheter sur place de la bonne confiture.

wp-1577029080544.jpg

Le Cambodia War Remnant Museum

Situé à l’écart de la ville, nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre au musée. Complètement en extérieur, ce ‘musée’ est présenté par un ancien Khmer Rouge. La visite libre coûte 5$ et vous pouvez ainsi vous balader entre les mines (on évite donc de s’écarter du chemin). Le but est de sensibiliser les jeunes générations, par des photographies et la présentation des armes d’époque, au désastre de la guerre sur les populations.

De retour en ville, le tuk-tuk nous dépose juste devant un chouette complexe religieux. Nous prenons le temps de faire quelques photos, puis sans trop tarder nous allons manger un morceau.

Quelques boui-boui vendent boissons et repas le long de la rive à Siem Reap. L’endroit est vraiment sympa, et les gens sont si souriants… Nous choisissons un stand qui nous plaît et savourons un plat de nouilles (et oui encore) que l’on déguste sur des petits tabourets en plastique avant de partir accueillir la famille d’Antoine.

Merci d’avoir lu jusqu’ici et à très vite,

Bisous ! 😀

Elisa


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s