Deux semaines en Malaisie

Après cinq journées passées à Singapour, nous prenons le bus pour Melacca, au sud de la Malaisie. La frontière est sans aucun doute la plus rapide que l’on ait eu à franchir. Au bout de deux ou trois heures de bus nous arrivons à la station centrale de la ville où nous devons attendre un autre bus pour nous acheminer jusqu’en centre ville.

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Street art à Ipoh

Notre itinéraire de deux semaines nous oblige à rester sur la côte ouest, pour plus de facilité. Nous commençons ainsi avec Melacca pour deux jours, continuons avec Kuala Lumpur pendant trois jours, enchaînons avec l’île de Pangkor les trois jours suivant, retournons sur la terre ferme à Ipoh trois autres jours, et terminons avec l’île de Penang les derniers jours. Chaque ville mérite son article, mais cela serait trop ennuyeux de tout décrire, alors je préfère condenser en image.

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Pangkor

Voici quelques points intéressants (enfin c’est à vous d’en juger) qui nous ont marqué en  Malaisie. Tout d’abord les gens parlent tous très bien l’anglais. Nous n’avons jamais eu à placer un mot malais (m’O’maley) tellement l’anglais est encré. Ensuite, le pays est très moderne, Kuala Lumpur est une capitale dynamique et propre. Les infrastructures sont de qualités, les routes n’ont rien à voir avec celles de l’Inde ou du Népal. De plus le métro est d’une grande praticité. La nourriture, peu cher, est excellente et variée, avec un très gros coup de cœur pour les Satay de Melacca et les mets sucrés. Nous n’aurons jamais testé autant de nourritures étranges que dans ce pays, au plus grand bonheur d’Antoine.

Chaque ville semble adepte des peintures rurales colorées et magnifiques, toujours bien intégrées dans le décor alentour. La couleur fait partie intégrante du paysage en ville (les tuk-tuk de Melacca vont vous convaincre).

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Tuk-tuk colorés et scintillants de Melacca

En ce mois de novembre, nous avons aussi été particulièrement touchés par les averses tropicales. Elles arrivent sans prévenir et inondent tout en quelques secondes. Je n’avais jamais vu ça avant, d’un seul coup il faut courir s’abriter n’importe où pour éviter d’avoir littéralement les pieds dans l’eau.

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Une routine en Malaisie x)

En résumé, si je devais qualifier notre court séjour en Malaisie je dirais ceci : nourriture à gogo ; énormes averses ; peintures rurales.

La fatigue commençant à se faire sérieusement sentir, autant physiquement que mentalement, nous n’avons pas su pleinement profiter des joies de ce pays. Nous n’en gardons pas un souvenir incroyable, car nous n’avons fait que très peu de visites marquantes mais le potentiel était pourtant bien là. Il faudrait revenir à une autre période et s’y consacrer pleinement (affaire à suivre) ! Néanmoins, nous y avons passé de très bons moments 🙂

Et si nous commencions ?

Nous arrivons donc à Melacca, où nous logeons dans une petite Guest House au calme, l’Hotel 1511 dont la propriétaire est une femme adorable. La ville ne nous paraît pas très grande alors deux jours suffiront. L’envie de ne rien faire et de flâner est trop présente pour que nous l’ignorions, alors nous nous baladons dans les rues de la ville sans but précis. La rue la plus marquante est la Junker Street ou la Food Street, la plus grande et la plus connue de Melacca, idéal en cas de faim.

Nous découvrons les tuk-tuk les plus dingues, les premières fresques murales, les averses, la nourriture, le plaisir des glaces, de belles façades d’Eglise…

Kuala Lumpur est la prochaine étape. Nous dormons dans un petit hôtel un peu éloigné du centre, mais heureusement à 10 minutes du métro. Le métro ou une petite pépite qui change la vie lorsqu’elle si bien entretenue et accessible. Nous avons pu faire les magasins rapidement, découvrir plusieurs zones de la capitale, et surtout aller admirer les tours Petronas. Je suis tombée sous le charme de ces deux grandes dames si raffinées, et si belles le soir, parées de leur robe de lumière.

En ville nous trouvons un joli petit endroit pour lire, le Jardin Perdana ; un endroit typique pour manger, au marché du quartier de Petaling ; et nous découvrons aussi, à plusieurs minutes en train, les fameuses Batu Caves.

Les Batus Caves sont à une trentaine de minutes en métro de la capitale, il s’agit en fait de grottes entièrement décorées, dont les murs sont remplis de fresques religieuses et d’offrandes. Ce site est le plus grand sanctuaire hindou existant en dehors de l’Inde. Des milliers de personnes, touristes comme pratiquants, affluent pour s’y rendre au moins une fois dans leur vie.

La cave principale est accessible gratuitement mais uniquement par ses escaliers colorés, à côté desquels se trouve une immense statut de Murugan (fils de Shiva). Dans cette grotte, se trouve un très grand temple magnifiquement coloré. Les autres caves, plus petites sont parfois payantes.

Et ensuite ?

Nous choisissons de nous retirer de la ville, pour aller bronzer sur la plage de Pangkor profiter de la piscine de l’hôtel à cause du temps pourri. Nous nous sommes tout de même baignés dans la mer d’Andaman mais finalement nous avons préféré la tromper pour la piscine à débordement du toit de l’hôtel. Une magnifique vue sur la mer et personne pour nous déranger, que demander de plus ?

Sur Pangkor, seul le mot détente était admis, alors nous nous sommes fait vraiment plaisir avec un chouette hôtel (pas si cher que ça), le MNY. Fun Fact : les taxis pour rejoindre les divers logements su l’île sont des vieux combi rose pétant ! Impossible de les rater au moins 😉

Ainsi, nous passerons nos trois jours de repos intensif à manger sur la plage et jouer avec les Calaos (bien adaptés aux visites des touristes).

Notre principal activité à Pangkor a été le nourrissage des calaos, ces sublimes oiseaux au bec jaune, si dociles quand ils reconnaissent l’odeur de la banane. Le jeu était simple, tenir un morceau de fruit entre deux doigts et lever le bras très haut en attendant que l’un des volatiles s’y précipitent. Un peu effrayant mais une expérience rigolote et locale.

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On continue ?

Le retour à la réalité sera plus rude. Nous nous dirigeons vers Ipoh, une grande ville réputée pour son Street art. Nous avons eu la mauvaise idée de choisir une Guest house éloignée du centre donc chaque matin nous devions marcher 40 minutes pour nous y rendre. Heureusement un petit marché très local (à tel point qu’on nous regardait comme des extra-terrestres) se situait juste en face, nous permettant de prendre nos petits déjeuner (parfois un peu farfelus, je vous l’accorde) :

La vieille ville est jolie, surtout quand on part à la recherche du Street art. Mais la nouvelle ville n’a pas vraiment de charme donc nous n’avons pas été émerveillés comme nous le pensions. Ce n’est pas grave car Antoine a testé le coiffeur, une bonne expérience et nous avons également goûté à la spécialité locale (apparemment), le white coffee !

Pour nous occuper, nous avons visiter le parc du Dr Seenivasagen et nous sommes aller au Kellie’s Castle.

Petite histoire : Aucun bus de ville ne permet de se rendre au château, donc nous avons pris un Grab (équivalent asiatique de Uber). Arrivés sur les lieux nous refusons que le chauffeur nous attende pour rentrer. L’endroit est super, c’est calme et il n’y a personne. Ce château était la propriété d’un riche écossais qui n’eu pas le temps de profiter de cette œuvre architecturale. En effet, construit sur les styles écossais et indiens ce château aujourd’hui réputé pour être hanté, est entièrement vide. Pour notre part, nous n’avons pas eu l’honneur de rencontrer le fantôme de l’ancien propriétaire des lieux.

Suite de l’histoire : au moment de repartir, nous décidons de faire du stop pour rejoindre le temple de Nam Tiang Tong. A notre grand étonnement, en moins de cinq minutes un jeune homme conduisant une grosse voiture de sport nous dépose à un carrefour. N’allant pas dans la même direction que nous, il s’excuse cent fois et s’en va. Mais ce n’est pas grave car nous recommençons la manœuvre, et en deux minutes une femme s’arrête nous aider. Elle se rend en ville car elle rentre du travail (d’après ce qu’on comprends) et passe devant le temple. Nous discutons sur le trajet, elle nous conseille de bonnes adresses de restaurants, et une fois arrivés elle nous offre une branche de ramboutans tout juste achetée au marché. D’une gentillesse incroyable, nous n’y croyons pas. Faire du stop a été une super expérience aussi bien humaine qu’économique (en temps et en argent).

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Les ramboutans ! Un délice 😉

Pour finir :

Dernière étape du séjour malais, Penang. L’île étape avant le passage de la frontière thaïlandaise. Nous divisons nous quatre jours restant en deux pour voir à la fois Georgetown et plus au Nord, Tanjung Bungah. A Georgetown, nous dormons dans une auberge très sympa, la Frame Guest House, en dortoir. Le réceptionniste était très gentil et le petit déjeuner inclus correct. D’autre part, l’endroit est très bien situé, avec des bus, et des restaurants à proximité. La ville est sympa et branchée, mais nous n’avons guère eu le temps de nous en imprégner. A la place nous avons préféré prendre de la hauteur, avec une belle randonnée.

Petite histoire n°2 : dans l’idée nous voulions seulement faire une rando sympa pour admirer la vue, donc le programme vers Penang Hill semblait tout tracé, une montée en téléphérique et une descente d’une heure pour se décrasser. C’était sans compter sur la foule incroyable et apparemment aussi faignante que nous… Alors nous prenons notre courage à deux mains et décidons de grimper à pieds en pensant naïvement que « Ca devrait pas être si compliqué » > je crois que j’ai failli y laisser toute l’eau de mon corps…

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Pour que vous compreniez bien ce qui va suivre, cette journée était magnifique et extrêmement chaude, les températures devaient vaciller entre 34 et 37 en plein soleil. Pour ne pas arranger le tout, il était environ 10h30 quand nous avons commencé à grimper. Donc c’est partie, nous voila en train de gravir des marches par dizaines et ça ne s’arrête pas. On entend régulièrement le téléphérique faire des aller-retour pendant que nous transpirons à grosses gouttes. Au bout d’une heure de marche je me vois mourir, car nous n’avons quasiment pas d’eau sur nous et les marches sont rudes… J’avais eu l’idée intelligente ce jour-là de porter un t-shirt blanc, qui en moins d’heure était devenu transparent, un chouette moment de gêne. Mais finalement au bout d’1h50 d’escalade (oui à la fin ce devenait aussi intense que ça), nous sommes arrivés au sommet aussi trempés que si l’on venait de nous jeter à la mer. Bref, environ 1800 marches (ceci n’est pas une blague) dans les jambes et une chaleur écrasante ont eu raison de nous et nous sommes redescendus en téléphérique après une balade sur le site.

Nos derniers jours dans le nord de l’île seront forcément plus calmes qu’à Georgetown. A Tanjung Bungah nous logeons dans une Guest House éloignée de tout, sans lumière la nuit, avec plusieurs chiens qui se baladent autour. L’accueil est plus que mitigé et contrairement à ce que l’on avait pu voir sur internet, la Tony’s GH ne propose pas de petit déjeuner. Le logement est précaire mais bon, on fera avec.

Pour ce qui est des activités, nous qui pensions nous baigner avons eu la météo contre nous. Finalement ce n’est pas si grave car nous optons pour une super rando dans un petit parc national.

Aller, quelques dernières photos pour la route !

La Malaisie, c’est terminé ! En route pour la Thaïlande et merci d’avoir lu jusqu’ici 🙂

A très bientôt,

Elisa !


4 réflexions sur “Deux semaines en Malaisie

  1. Les paysages sont magnifiques et appellent à la détente, photos magnifiques et joli texte, on s’y croierai!! 👍😋
    J’espère lire bientôt votre prochaine étape.

    J'aime

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